A1A A1A 68000
Mise en service 1963 - 1968
Type Locomotive diesel-électrique
Alimentation Diesel
Vitesse commerciale 120 km/h
Série A1A A1A 68001 à 68084
Puissance 1660 kW
Longueur 17,90m
Masse 102 tonnes
Capacité du réservoir 4175 litres
Réversibilité non
Unité multiple oui
Radiation 2000 - en cours
Constructeurs CAFL, CEM, SACM, Fives Lille


A1A A1A 68066 au poste B de Boulogne en 1972 (photo Jean-Paul Lescat)

Alors que les électrifications se poursuivent sur le réseau, la SNCF décide de concevoir de nouvelles locomotives diesel en complément des BB 66000, CC 65000 et CC 65500 afin de supprimer la traction à vapeur sur les lignes non électrifiées. Il en résulte la conception des BB 67000, locomotives mixtes de moyenne puissance et destinées au trafic voyageurs ou marchandises léger. Pour les trains aux plus forts tonnages, la SNCF conçoit les A1A A1A 68000 et 68500 nettement plus puissants et aptes à 120 km/h. Plus lourds et dépassant la centaine de tonnes, ces engins reçoivent à l'image des A1A A1A 62000 dites Baldwin un essieu porteur supplémentaire par bogie afin de permettre une meilleur répartition de leur masse sur la voie. Les 68000, dotés d'un moteur Sulzer sont équipés à l'origine d'une chaudière à vapeur incorporée leur permettant d'assurer le chauffage des trains de voyageurs sans la mise en place d'un fourgon chaudière. Tous les engins de la série peuvent circuler entre eux ainsi qu'avec les 68500 et BB 67000. Ces engins affectés à Caen et Chalindrey ont rapidement irrigué le nord-ouest, l'ouest ainsi que l'est de la France où ils ont évincé les locomotives à vapeur grâce à des performances nettement meilleures. Ils s'approprient la traction des trains rapides sur les axes Paris-Caen-Cherbourg ainsi que sur Paris-Mulhouse Bâle où les temps de parcours se trouvent réduits. La disparition progressive des voitures à chauffage vapeur et l'arrivée des nouveaux BB 66400, 67300, 67400 et surtout des CC 72000 aptes au chauffage électrique des rames cantonne rapidement les A1A à la seule traction des trains de marchandises. Malgré leur charge de travail constante, l'usure de leurs moteurs et le manque de pièces détachées entraîne leur disparition progressive alors que quelques exemplaires sont transformés en A1A A1A 68500. Les unités encore en circulation reçoivent la livrée FRET maintenant généralisée sur les locomotives dédiées au transport des marchandises. Les premières radiations n'interviennent qu'en 2000, le parc de Sotteville étant éliminé en 2004 au profit de BB 67400. Quant aux locomotives de Chalindrey, elles sont également radiées en masse en 2003 et 2004 ne laissant plus subsister qu'un seul exemplaire après l'année 2005.