Amiens des origines jusqu'à 1945
Premier construit, le dépôt d'Amiens, qui fut un grand établissement vapeur, a été transformé en simple relais en 1962. Celui de Longueau édifié en 1883 pour seconder son ainé, fait preuve, quant à lui, d'une plus grande longévité. Il est, aujourd'hui, l'un des hauts lieux de la traction thermique.
Dès l'origine des chemins de fer dans la capitale picarde, la nécessité de créer un point de relais pour les locomotives s'est logiquement manifestée. C'est à Amiens, en bordure de voies de Paris (à l'emplacement actuel), en amont de la gare voyageurs, qu'à été créer le premier dépôt par la Compagnie du Nord. Il est agrandi, à la faveur de la création des lignes rayonnantes et assurent du trafic voyageurs et marchandises. En 1883, pour soulager son rôle, un second dépôt est construit à Longueau. Il est affecté prioritairement au gros trafic marchandises.
Après son extension maximale, au lendemain du conflit 1914/1918, le dépôt d'Amiens comporte quatre remises rectangulaires.
Il a notamment en compte, dans les années 20
- 3 serie de 320 (les fameuses 3500 d'expression Nord)
- les 3-1690-1699 du type S 10-2 prusiennes
- les 3078-3354 d'origine Nord
- quelques Consolidation 4-1300 débarquées d'Amérique
- des 040 type G 7-2 prusiennes
A compter de 1931, il reçoit des Pacific première série 3-1151-1170, lesquelles quittent les lieux en 1936 lorsque des Superpacific relèvent le standing traction de l'établissement. Entre-temps ont pris asile quelques 4-2016-2095 pour manoeuvres et des Pacific PO en renfort momentané. Des machines-tenders 3800 et des Atlantic déclassées du service rapide servent pour des omnibus locaux.
Dès la fin 1935, le dépôt devient propriétaire des 10 autorails ABJ 2, puis en 1939, de 12 appareils Standard.
Avec l'exode des populations, au printemps 1940, la cavalerie amienoise est éparpillée sur tout le Nord et même sur les réseaux voisins. Au printemps, la DRG s'approprie les 230 E (S 10-2). En 1944, compte tenu des violents bombardements dont le site de Longueau est régulièrement la cible, des 140 A, 150 A, 150 P et 050 TD sont repliées sur Amiens (le dépôt se trouvant à proximité du centre-ville et par conséquent moins exposé aux bombardement.
Amiens 1845-1945



