Amiens 1945-2002
Au 1er janvier 1945, le dépôt compte 112 machines et 11 autorails.
Les 140 A s'occupent des messageries et marchandises vers Boulogne, Sotteville, Lens, Somain, Tergnier, Creil, Paris La Chapelle, mais sont bientôt concurrencées par les 141 R à chauffe charbon, reçues neuves fin 1946, début 1947.
En 1948, elles sont échangées avec des machines sous-série 1-700, venues de l'Ouest et de Béthune. Peu après, les dernières 140A quittent les lieux pour Tergnier, Lens, Aulnoye, Boulogne et Dunkerque. Il ne reste plus que les 231 C, 230 D, quelques 230 A, pour travaux, remplacées en 1956 par des 230 C en fin de course, et des engins de manoeuvres 130 TB, 040 TA, TG.
Si le parc vapeur s'étiole, celui des autorails augmente avec la réception de tous les Standard. La série rayonne alors sur toute la région Nord avec pointes à Reims et Le Havre. Deux ABJ X 3400 viennent renforcer la cavalerie autorails en septembre 1959.
L'électrification Longueau - Amiens, en mai 1960, fait cesser la relation charnelle du dépôt d'Amiens avec les vapeurs 231 C et 230 D. Dès lors, celui-ci conserve une activité thermique avec les autorails, complétés par des X 2400 en mai 1961 et des machines diesels 040 DE, 040 DG.
Mais le 1er juillet 1962, l'ensemble des engins diesels est mutés à Longueau. Devenu dépôt-relais, Amiens voit ses installations simplifiées, avec démolition des remises 1,2,3, suppression du parc à combustible, du toboggan, de la plaque tournante côté Calais et l'aménagement de grils de stationnement électrique et thermique.
Jusqu'en 1969, les 231 E,G,K de Calais et 141 R de Boulogne ferront escale au dépôt entre deux trains du littoral. Dès lors, les BB 12000, BB 16000, BB 16500, BB 17000, puis BB 22200, BB 15000 y stationneront et voisineront avec les autorails et diesels.
Une remise atelier à quatre voies sur fosses, pour assurer en service 2x8, les opérations de maintenance de niveau 1 et 2 sur le matériel thermique de Longueau en coupure, a été construit en 2002.