X 4300
Mise en service 1963 à 1970
Type Automoteur diesel
Alimentation Diesel
Vitesse commerciale 120 km/h
Série X 4301 à X 4450
Puissance 295 kW
Longueur 42,60 m
Masse 56 à 67,5 tonnes
Places assises 124 à 141
Unité multiple 3 éléments maxi
Radiation 1998 - 2008
Constructeurs ANF, SGCM, SACM, Poyaud
PLUS D'AUTOMOTEURS DE CETTE SERIE AU DEPOT DE LONGUEAU


Photo : J. Caillot (X4334/XRABD 8545 en gare de Dijon)

Les X 4300 sont des autorails bicaisses (comportant une motrice et une remorque) de la famille des EAD (Éléments Automoteurs Diesel).

Construits en grande série, ces engins marquèrent le début d'un renouvellement du parc automoteur à la SNCF dans les années 1960.

Les X 4300 eurent une longue descendance avec les X 4500 (2ème série), les X 4630 (3ème série), les X 4750 (4ème série), des séries spéciales avec les X 4790, les X 94630 et même les X 4900 qui en étaient étroitements dérivés.
 
Les X 4300 ne comptent plus d'éléments en service en 2009 à l'exception de l'X 4391, maintenu en utilisation spéciale pour essais ERTMS. Quelques exemplaires ont été rachetés par des chemins de fer touristiques.

Les X 4300 disposent d'un moteur SGCM-Poyaud 6 cylindres à plat localisé sous la motrice. La transmission se fait mécaniquement au travers d'une boîte mécanique 8 vitesses. Leur puissance modeste de 295 kW a souvent limité cette série à des lignes au profil relativement plat, mais les bris de motorisation furent légion dans la série.

Les X 4300 et X 4500 sont sortis simultanément d'usine, relayés par les X 4630 puis les X 4750.

Très bien accueillis par le public, ces autorails furent surnommés Caravelles en référence à l'avion, sorti d'atelier quelques années auparavant.

Le design des premiers éléments, comportant une large baie vitrée frontale et de nombreux enjoliveurs chromés, fut repris pour être conservé jusqu'à nos jours sur une large partie de la série. Ceux-ci se reconnaissent à leur livrée rouge et crème avec un bandeau noir encadrant la baie frontale.

Toutes les séries peuvent faire partie de la même unité multiple, avec cependant un maximum de sept caisses.

À partir de 1987, une série de modernisations fut entreprise sur 114 éléments de la famille. Les aménagements intérieurs furent revus tout comme l'allure générale de l'engin, dont les baies frontales furent remplacées par des boucliers renforcés semblables à ceux des RRR ou des RIO modernisées. Les EAD modernisés ont reçu la première livrée TER à base de blanc et de la couleur choisie par chaque région (bleu, rouge, jaune ou vert). Cette modernisation, dite « modernisation lourde », est critiquée, car elle alourdit sensiblement la caisse, alors que la motorisation, déjà limitée, n'a pas été renforcée.

Les EAD ont été conçus pour renouveler un parc d'autorails français vieillissant, en partie constitué d'éléments des anciennes compagnies ou de matériel au confort peu adapté, afin d'exploiter les lignes secondaires du réseau.

Ils ont globalement circulé sur l'ensemble du réseau non électrifié. La répartition sur le territoire national s'est faite simplement en fonction des livraisons des quatre grandes séries, selon les besoins de remplacement des anciennes séries.

Les années 2000 virent la fin des grandes révisions et le début des radiations massives, de nouvelles séries d'engins modernes faisant leur apparition, tels que les X 72500 ou X 73500.