X 72500
Mise en service 1997 à 2002
Type Automoteur diesel
Alimentation Diesel
Vitesse commerciale 160 km/h
Série X 72501 à X 72734
Sous-séries /
Puissance 1420 kW
Longueur 52,90 à 78,50 m
Masse 114 à 159 tonnes
Places assises 150 à 228
Unité multiple 3 éléments maxi
Radiation /
Constructeurs Alstom

 
Photo : T.Martel (X 72729/730 en gare d'Amiens, au départ pour Laon)

Les X 72500 sont des autorails aussi appelés « X TER » ou « Aspirateurs ». Ils assurent des services TER et Corail Intercités en desservant les zones non électrifiées.

Les rames X 72500 sont de deux types :
• éléments à deux caisses (deux motrices) construits à 90 exemplaires ;
• éléments à trois caisses (une motrice, une remorque, une motrice) construits à 15 exemplaires.
Les rames sont couplables entre elles jusqu'à trois éléments.
Elles sont équipées d'un moteur MAN six cylindres de 300 kW par essieu moteur. Une motrice comprend deux essieux moteurs et chaque rame comprend deux motrices, ce qui permet de disposer d'une puissance totale de 1200 kW. La transmission est assurée par une boite hydromécanique Voith. La vitesse maximale assurée par cette chaine de traction est de 160 km/h.
Afin d'assurer le fonctionnement des auxiliaires (éclairage, climatisation, commande des portes, etc.), chaque caisse comprend un groupe électrogène (Perkins/Mecalte) de 135 kW.
Le freinage est assuré par un système de frein à disque mécanique couplé à un frein hydrodynamique. Il est commandé au moyen du manipulateur de traction et d'un manipulateur de frein classique.
Le poste de conduite, centré dans la cabine, a été conçu pour faciliter le travail du conducteur. Il comporte d'ailleurs les éléments permettant d'assurer le service à agent seul (mais l'absence d'equipement de retro-vision oblige d'avoir un second agent à bord), ainsi que le système ATESS, un enregistreur de paramètres de route plus complet que ceux existant auparavant. L'ensemble de la gestion de l'engin est assuré par un système informatique embarqué. Les pannes peuvent être diagnostiquées par celui-ci.
La phase de fiabilisation de ces autorails a d'ailleurs été particulièrement longue, ce qui leur vaut encore aujourd'hui une mauvaise réputation. Deux opérations de retour en usine ont eu lieu :
• Rétrofit 1, de 1998 à mi-1999, avait pour objectif des modifications de sécurité et l'installation de nouvelles versions du système informatique embarqué ;
• Rétrofit 2, de mi-1999 à fin 2000, où plus de 200 modifications furent apportées, essentiellement au niveau du confort des voyageurs.
En 2006, des problèmes récurrents existaient toujours au niveau des groupes électrogènes et des dispositifs d'ouverture et de fermeture des portes. Ils ont été reglés pour partie en variant l'inclinaison des ventilateurs des groupes electrogènes.
L'ajout d'une troisième caisse intermédiaire par la Région Rhône-Alpes les a davantage fragilisés, et plusieurs d'entre eux ont pris feu dont le dernier incendie à Myans (en Savoie) le 21 mai 2009 avec l'X 72642. En 2009, la Région Rhône-Alpes doit les retirer de l'unique service international qu'ils assuraient sur Valence - Grenoble - Genève en raison de leur manque chronique de fiabilité et du non respect de ces engins aux normes suisses de pollution (bruit et échappement).

Naissance et déploiement
Vers 1990, suite à la régionalisation et au développement des TER, un besoin de renouvellement du parc autorail est apparu. Il existait aussi une demande envers un nouveau type d'autorail capable d'une vraie polyvalence : à la fois une bonne vitesse de pointe pour assurer des services à longue distance et de fortes capacités d'accélération pour les dessertes locales.
Le projet est lancé en 1991 par Maurice Dousset, à l'époque président de la région Centre, dans la cadre du développement du TER Centre. Le cahier des charges de cet autorail fut d'ailleurs le premier à intégrer la volonté des régions. Un design rappelant celui du TGV ainsi qu'un bon niveau de confort fut exigé afin d'encourager le transport ferroviaire.
Commandés par douze régions à 105 exemplaires à partir de 1994 (90 bicaisses, 15 tricaisses) à la société Alstom, les autorails X 72500 sont livrés de 1997 à 2000.
Les premières rames livrées en 1997 le furent pour la région Centre, initiatrice du projet, qui les mit en service commercial le 28 septembre sur la ligne Paris-Austerlitz / Châteaudun / Tours en remplacement des X 2200.
En mars 1999, les premiers éléments tricaisse furent mis en service sur la relation grandes lignes Paris - Granville.
Depuis les premières livraisons, malgré les problèmes de jeunesse, des commandes complémentaires ont été effectuées portant le parc à 117 éléments. La région Rhône-Alpes a également souhaité modifier son parc d'éléments, initialement bicaisses, en version tricaisse par l'achat de quinze remorques intermédiaires.